De la maquette IFC à une étude carbone exploitable, sans ressaisie ni remodélisation.
Quand la maquette IFC d’un projet arrive, on l’a produite pour concevoir, pas pour calculer une ACV. Elle contient les éléments et les quantités, mais elle ne rattache aucune donnée environnementale.
Face à cela, on adopte généralement deux pratiques : remodéliser le bâtiment dans un outil ACV, ou ressaisir les métrés dans un tableur pour les croiser manuellement avec des fiches. Dans les deux cas, on refait un travail que la maîtrise d’œuvre a déjà réalisé.
Import de la maquette IFC en l’état
Carbonz importe directement le fichier IFC, sans remodélisation. Il identifie chaque élément et l’affiche en 3D, puis pré-remplit automatiquement sa catégorie à partir des classes et propriétés IFC. L’architecte ou le bureau d’études qui a produit le fichier n’a aucune reprise à effectuer.
Les quantités restent modifiables après l’import
C’est là que réside la différence de fond avec les outils qui fonctionnent en silo par rapport au BIM. Carbonz ne recopie pas les quantités une fois pour toutes au moment de l’import. Il les recalcule directement depuis le fichier IFC, même après modification du modèle.
Concrètement, une révision de la maquette ne déclenche aucune ressaisie. Ce positionnement reste encore peu répandu sur le marché de l’ACV bâtiment.
Que faire quand la maquette IFC ne dit pas tout ?
Une maquette IFC n’est jamais complète. Certains lots restent absents. Certaines quantités ne sont pas portées par les objets. Certains éléments n’existent pas encore au niveau de détail nécessaire.
Carbonz complète ces quantités par import d’un fichier Excel, directement dans la zone concernée du projet. Un nom, une quantité, une unité suffisent. Le reste du projet reste intact, et le travail déjà réalisé sur la maquette est conservé.
Trouver la bonne fiche sans y passer la journée
La base INIES compte plus de 10 000 fiches. Pour un élément donné, une poutre bois par exemple, Carbonz filtre automatiquement la matériauthèque. Il ne propose que les fiches réellement pertinentes, de l’ordre de quelques dizaines.
Le principe consiste à faciliter la saisie, pas à imposer un choix. L’utilisateur garde la main sur la fiche retenue, et le système apprend des projets précédents.
Voir l’alternative, pas seulement le problème
Une fois le bilan posé, les contributeurs les plus impactants se repèrent sur l’indicateur Ic construction par rapport aux seuils. Sur chacun, un onglet propose automatiquement les alternatives de même classe, avec un graphique de positionnement. Le remplacement se fait en un clic, avec recalcul immédiat.
C’est le passage d’une demi-heure de recherche dans INIES à quelques secondes.
Systèmes constructifs : le carbone et la thermique au même endroitt
Les parois se composent couche par couche dans une bibliothèque de systèmes constructifs réutilisables, qui portent à la fois les données ACV et les données thermiques (R, U, point de rosée). Un seul environnement de travail, une seule cohérence de calcul, au lieu d’un aller-retour entre deux outils qui ne parlent pas des mêmes objets. Il s’agit bien des caractéristiques des parois, pas du calcul thermique réglementaire, qui reste produit par votre moteur habituel.
Du commentaire dans la maquette jusqu’à l’export réglementaire
Les points à trancher s’annotent directement dans le viewer au format BCF, ce qui garde la discussion sur l’élément concerné plutôt que dans un fil de messages.
Grâce à son moteur ACV certifié RE2020, l’un des outils validés par le ministère, Carbonz génère en sortie l’export RSEE destiné au dépôt du permis de construire.
Qui est concerné ?
Sont concernées les entreprises générales tous corps d’état disposant d’une ingénierie environnement ou BIM interne (direction technique, pôle environnement, ingénieur ACV, coordinateur BIM), qui produisent leurs propres études ACV pour répondre à leurs appels d’offres et suivre leurs projets.
Dans ce cas de figure, l’entreprise cumule les trois rôles : elle décide, elle utilise l’outil, et elle bénéficie directement du résultat.